Concert de Lou Reed à l'Hallenstadion de Zürich le 2 juillet 2008.Dans le cadre de "Berlin" 2008 European Tour, Lou Reed était de passage à Zürich ce mercredi 2 juillet 2008.
J'ai beaucoup hésité à aller jusque là-bas parce qu'un soir de semaine à Zürich, ce n'est pas idéal; bref beaucoup d'hésitations qui ont abouti à l'achat du billet trois semaines seulement avant le jour J.
Le voyage ne fut pas des plus agréables: n'ayant pas pu partir du travail aussi tôt que prévu, je me suis retrouvée dans les bouchons sur une bonne partie du trajet, qui plus est sous une chaleur insupportable (à mon avis ça dépassait les 30 degrés). C'est là où je regrette que ma vieille voiture du siècle passé n'ait pas de clim'. M'enfin!
L'Hallenstadion est climatisé et non-fumeur, deux bons points en cette fin de journée étouffante. Dans la salle, que des places assises: des chaises ont été installées dans la fosse. Troisième rang à gauche

. Les spectateurs arrivent petit à petit sans se presser. L'audience n'est pas toute jeune, plutôt hétéroclite. La salle ne se remplit pas complètement, à vue d'œil je dirai qu'un tiers des sièges n'avait pas trouvé preneurs.
20h10, entrée sur scène de Hal Wilner, le producteur, qui dit quelques mots sur le Berlin Tour avant de céder sa place à Lou Reed et ses musiciens.
La scène est bien occupée. En plus des musiciens habituels (grattes, basse, drums, …), on a un chœur ainsi qu'un petit ensemble d'instruments à vent. Tout ce petit monde entame le show. Lou Reed effectue son set. C'est plutôt bien rôdé, mais je le trouve mécanique, sans grande spontanéité. Il ne décroche pas un mot. Ses seules paroles viendront après une heure et quart au moment où il présentera ses musiciens, juste avant le rappel. J'appelle ça le minimum syndical.
J'ouvre une parenthèse pour dire que j'avais eu la même impression au concert de Placebo à l'Arena en 2006: un bon concert, rien à redire, bien rôdé mais sans le petit plus qui fait dire waow; le Brian Molko, que j'apprécie pourtant et qui parle très bien français, n'avait pas pipé mot. Fin de la parenthèse.
Pourtant, on voyait que Lou Reed et ses musiciens avaient plaisir à jouer ensemble, qu'il y avait une véritable complicité entre eux. Mais le public était presque tenu à l'écart. Aucune communion entre la scène et la salle. Peut-être que la configuration de cette dernière y était pour quelque chose. Entre la scène et le premier rang, il y avait un assez grand espace.
D'un point de vue technique, je pense que l'on aurait pu pendre haut et court l'ingénieur du son: il y avait un décalage sur certains titres qui donnait un écho venant du fond de la salle. Je ne pense pas que c'était voulu.
Comme je ne connais pas assez bien le répertoire de Lou Reed, je ne peux pas vous dire s'il a fait de vieilles ou de nouvelles chansons. L'ensemble était vraiment bien, très harmonieux, même si bien trop court. Pour un artiste avec la carrière de Lou Reed, à peine plus d'une heure trente de show, c'est quand même un peu court.
Malgré tout ça, je ne regrette pas d'avoir vu le bonhomme sur scène. Et j'ai trouvé que sa voix était meilleure en live que sur les albums.
Retour sans encombre, si ce n'est que je me suis fait flasher entre Bienne et Neuch' sur cette saleté de tronçon où la limitation de vitesse change tout le temps, passant de 80 à 60 et inversement tous les 900 mètres. J'attends la douloureuse.
Voici la petite vidéo que j'ai tournée. Merci d'être indulgents, c'est la première fois que je filme quoique ce soit, d'où les maladresses flagrantes…
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Antony n'est pas corpulent, il est moelleux.