| | | Crise financière en Islande | |
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Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Crise financière en Islande Mar 24 Fév 2009 - 19:33 | |
| Ci-après, un intéressant article paru ce jour dans le Temps. | Citation: | Islande, une faillite dans un îlot
PAR CAROLINE STEVAN, REYKJAVIK
Quatre mois après le déclenchement de la crise financière, l’Islande s’enfonce dans la banqueroute. La cohésion de ce pays de 312’000 habitants s’en trouve fortement éprouvée
Reykjavik, banque centrale, tous les matins. Armés de casseroles tonitruantes, quelques dizaines de manifestants essaient mollement d’empêcher les employés de gagner leurs bureaux. Ils semblent mal à l’aise. Les travailleurs rasent les murs ou baissent les yeux lorsqu’ils sont en voiture. Certains attendent que l’attroupement devant leur véhicule se disperse, après quelques minutes, d’autres font demi-tour, gênés. Les hommes de la sécurité avancent parfois en direction du groupe, embarrassés. C’est qu’en Islande, la crise financière ne peut se vivre comme ailleurs. Si la population réclame des têtes, elle ne souhaite pas les désigner trop franchement; le pays compte 312 000 âmes, et tout le monde se connaît. Après la démission de la moitié du gouvernement fin janvier ذ officiellement pour raisons de santé ذ la grogne publique se tourne vers un seul homme: David Oddsson, gouverneur de la banque centrale et premier ministre de 1991 à 2004. C’est après lui qu’en ont les contestataires du petit matin, autant que ceux qui emplissent la place du parlement chaque samedi après-midi. « Oddsson et les conservateurs doivent lâcher le pouvoir, tempête Sigrin Unnsteinsdottir, agrippée à sa pancarte. Ils tiennent le pays depuis dix-huit ans, ce sont eux qui nous ont menés là. Je travaille dans une agence immobilière et je serai licenciée à la fin février. Mon mari, qui est chauffeur de poids lourd, n’a plus que deux ou trois appels par mois. Nous avons quatre enfants. » Au cœur de la capitale islandaise, les propos claquent autant que la bise. Björg Sigurdardottir est venue manifester avec son fils. Elle a perdu son emploi, après trente années passées à la banque Kaupthing, un des trois établissements nationalisés en catastrophe début octobre. Ses économies d’une vie ont été emportées dans la débâcle. Son garçon, Sigvardur, n’a - pour l’heure - rien laissé dans la crise, mais il proteste par principe et par anticipation: « Je fais partie des rares personnes à ne pas s’être endettées, aussi je deviens aujourd’hui l’un des types les plus riches de la contrée! Cela dit, nous devrons tous payer pour une poignée d’escrocs. » Les conservateurs, donc, mais surtout les « Nouveaux Vikings », une trentaine d’hommes d’affaires, proches de David Oddsson, qui ont « hérité » des banques après leur privatisation en 2002 et entraîné le pays dans une course folle; le secteur financier a été hypertrophié, et l’Etat rendu bien incapable de le soutenir lors de l’explosion du marché des « subprime ».
Une société coupée en deux
Oddsson, vilipendé sur les t-shirts des boutiques branchées de Reykjavik, s’accroche à son fauteuil. « Le reste de la bande s’est réfugié à l’étranger, dans les villas chèrement acquises en Grande-Bretagne et sur des îles exotiques », dénonce un Islandais. La nation exige leur retour, sous peine d’explosion sociale. « Nous traversons la fin d’une illusion, analyse Egill Helgasson, animateur du show politique le plus populaire de la télévision nationale. Nous pensions vivre dans une société sans corruption mais l’Etat entier appartenait à la même clique; ils contrôlaient les banques, les médias, le parlement, les tribunaux et tout ce qui a trait au business. Nous pensions vivre dans une société sans violence [l’Islande n’a pas d’armée] et les manifestations de janvier ont été émaillées de heurts inconcevables jusqu’ici. » L’Islande, donc, se retrouve coupée en deux. Le « bon peuple » d’un côté, les politiciens véreux et les capitalistes éhontés de l’autre. Les journalistes en prennent également pour leur grade, accusés de s’être toujours contentés de relayer le discours officiel. Nombre d’entre eux ont fait leur mea culpa et s’attellent désormais avec ardeur à la chasse aux banquiers. Les employés de la finance ne sont pas officiellement attaqués. « Ils sont des victimes comme nous et les premiers à avoir perdu leur job », admet Agnar, lors d’une réunion de citoyens. En privé ou de manière anonyme, les langues se délient. Audur, salariée d’une des principales banques islandaises, témoigne. « Des horreurs circulent sur Internet à notre compte, simplement parce que nous travaillons dans ces établissements. On a écrit, par exemple, que je conduisais une voiture à plusieurs millions de couronnes payée par ma société. C’est faux, j’ai un véhicule banal et je l’ai financé moi-même. Les gens nous haïssent. Mes collègues des guichets se font parfois agresser. C’est dur à vivre car nous aussi, nous sommes en colère et nous ne pouvons pas l’exprimer. Je ne peux pas aller dans la rue comme les autres, ni participer au débat public. Comment sortir de cette crise alors que les experts n’ont plus droit à la parole? » Anna, elle non plus, n’a pas accès à la hargne populaire: « Mon frère travaille à la banque centrale. Je ne peux décemment pas aller manifester! Je ne peux même pas lui en vouloir. Difficile de s’indigner sur une île dans la mesure où tout le monde connaît quelqu’un qui a participé à la banqueroute. »
Toute une population endettée
D’autant que chacun, jusqu’à l’implosion finale, a profité de l’expansion fulgurante du pays. Encouragée par les autorités et les taux d’intérêts élevés pratiqués à la banque centrale pour maintenir une couronne forte, la population s’est surendettée. Les gigantesques 4 x 4 qui défient aujourd’hui les routes islandaises en sont la marque la plus visible. « Le problème du capitalisme, c’est que si l’on n’est pas dedans, on est dehors, souligne Einar Mar Gudmundsson, écrivain fameux de la capitale. Chacun, dès lors, a entraîné l’autre. Tout le monde a voulu acheter plus gros que son voisin. Les classes laborieuses ont oublié leur histoire pour se jeter dans la spirale effrénée de la consommation. Nous sommes un peuple de pêcheurs et de paysans, nous aurions dû rester sur nos tracteurs. » Mais rares sont les Islandais à se remettre aujourd’hui en question. « Plutôt que de nous galvaniser, les responsables auraient dû nous prévenir », regrettent les ménages débiteurs. Les emprunts ont pour la plupart été contractés en monnaies étrangères, yen et franc suisse en tête. La couronne ayant perdu la moitié de sa valeur depuis l’année passée, les dettes ont doublé. « Je n’arrive plus à rembourser les traites de mon appartement, annonce Kolfinna Baldvinsdottir, attablée dans un bistrot couru de Reykjavik. A 38 ans, je suis retournée vivre chez mes parents et j’ai placé mon logement en location. J’ai de la chance, mes enfants sont grands et indépendants. Certaines familles ont dû en placer un ici, l’autre là, faute de pouvoir rester tous ensemble à la maison. »
Des unions de circonstance
Si la crise divise la population, elle rassemble aussi les citoyens. Partout, des initiatives fleurissent, des associations se créent. Gunnar Sigurdsson, par exemple, organise des forums mêlant politiciens, quidams et journalistes. « Jusque-là, je passais mon temps chez moi à regarder la télé. Je ne me posais pas de questions. Cette catastrophe m’a réveillé. Pour la première fois, les gens se sentent impliqués. » Gérard Lemarquis, journaliste et professeur de français à l’Université d’Islande, vit sur l’île depuis près de trente-cinq ans. Il craint que ces unions de circonstance ne survivent pas longtemps. اC’est maintenant que les personnes licenciées à l’automne perdent leurs salaires. Le pays va forcément s’enfoncer dans la crise et le chômage augmenter (environ 7% actuellement). On n’a rien vu encore de la haine ressentie contre ceux qui nous ont tout pris. Les tensions risquent d’être conséquentes. Le plein-emploi confère une liberté extraordinaire aux travailleurs et fait plus pour les droits sociaux que tout un ensemble de régulations. Cette époque est révolue. » L’augmentation inéluctable des impôts dans un pays pris à la gorge ajoutera à la nervosité. « L’Etat sera amené à couper les budgets des aides sociales, de la santé ou de l’éducation. A ce moment-là, tout risque de dégénérer. La tolérance de la population est devenue extrêmement basse », avertit de son côté le sociologue Stefan Olafsson.
Quelques chanceux
Le profit que certains pourraient réaliser sur le malheur des autres est une autre source de conflit pour les quelque 150 000 habitants de Reykjavik. Rue Laugavegur, l’artère principale de la capitale, quelques boutiques fermées témoignent des difficultés, malgré les bicoques colorées affichant un enthousiasme immuable. Les snacks paraissent avoir subtilisé la plupart des clients des restaurants chics, les manteaux de fourrure datent des hivers précédents, les chantiers sont arrêtés. Franck Michelsen, lui, manifeste un contentement relatif; il est le seul revendeur Rolex de l’île et n’a jamais livré autant de montres de luxe. « Les gens ne font plus confiance aux banques, et l’Islande ne possède pas d’or. Les seuls investissements fiables restent donc les bijoux et l’horlogerie. Les valeurs monétaires fluctuent sans cesse, le prix des Rolex, lui, ne fait que monter. » Les touristes se précipitent dans le magasin; grâce à la dévaluation de la couronne, les Rolex islandaises sont devenues les plus abordables au monde. Franck Michelsen se défend cependant de faire son beurre grâce à la crise: « Je vends plus, mais moins cher. » La société Hekla, l’un des principaux fournisseurs de voitures du pays, a de son côté lancé un site internet au mois de novembre afin de revendre à l’étranger les véhicules que les locaux ne peuvent plus rembourser. « Cela nous permet également de vider nos stocks, très importants en Islande, commente Sigurdur Kr. Björnsson, responsable commercial. Mais globalement, personne ne se fait vraiment d’argent par ici, nos chiffres ont chuté. Nous essayons de préserver un maximum d’emplois. » Le secteur qui profite sans doute le plus de la situation est le tourisme. Pour les étrangers, la pizza ne vaut « plus » que 21 francs et le burger-frites 16 francs, contre le double il y a six mois. Ils sont nombreux à visiter l’île cet hiver, malgré le froid. Les entreprises de pêche y gagnent également; elles paient les marins en couronnes mais cèdent les poissons en yens ou en euros. Et des investisseurs, déjà, prospectent, à la recherche d’entreprises ou de villas à racheter à bon prix. Le capitalisme, pourtant, n’est plus à la mode. S’il était de bon ton d’afficher ses richesses ces dernières années, les conducteurs de Hummer se font aujourd’hui discrets, les grands voyageurs restent à la maison. « On n’a jamais eu autant d’argent sur notre compte car on n’ose plus dépenser, rigole un habitant du vieux quartier de Reykjavik. On a prévu depuis longtemps un week-end en Europe à Pâques, on doit s’en excuser lorsqu’on en parle! » Dans le Havamal, sorte de manuel taoïste viking rédigé aux alentours du Xe siècle, la sagesse prévenait déjà: « Les richesses se perdent. Les lignées s’éteignent et les hommes meurent de même façon. Mais jamais ne périssent estime et renom, la réputation de ceux qui l’ont bonne. » L’année passée, l’Islande avait obtenu la meilleure note des Nations unies au classement planétaire du niveau de vie.
Le Temps - 24 février 2009
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|  | | Twilight Poète des neiges

Nombre de messages: 258 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 25/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Mer 25 Fév 2009 - 23:32 | |
| ça me bouleverse...  ...depuis que j'y suis allé, le sort de ce pays ne me laisse pas indifférent... mais je veux bien aller claquer mes devises là-bas moi, ça les aiderait ? |
|  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Jeu 26 Fév 2009 - 13:57 | |
| Ça me touche aussi beaucoup pour les mêmes raisons que toi. Je lisais, il y a quelques semaines, que certains Islandais n’imaginaient leur avenir que dans l’émigration. J’imagine que toute devise extérieure est la bienvenue. Sauf erreur, le tourisme est l’une des sources principales de revenu du pays après la pêche, non ? Twil’, est-ce que tu as trouvé moyen d’y aller cet été ? J’espère ne pas retourner le couteau dans la plaie. _________________ Antony n'est pas corpulent, il est moelleux.
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|  | | grelotte Au-delà du cercle arctique

Nombre de messages: 170 Localisation: près du feu Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Dim 1 Mar 2009 - 18:27 | |
| je sors 2 points en particulier de cet article : la phrase : « Le problème du capitalisme, c’est que si l’on n’est pas dedans, on est dehors," Sans commentaire ! et le courage et les initiatives de Islandais pour tenter d'en sortir. Réussiront-ils ? Il faudrait beaucoup de touristes mais les touristes c'est pas toujours top. |
|  | | Twilight Poète des neiges

Nombre de messages: 258 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 25/01/2007
 | |  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | |  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Mer 13 Mai 2009 - 9:01 | |
| La crise en Islande pousse son gouvernement à vouloir lancer un processus d’adhésion à l’Union européenne. Si le parlement entre en matière, le peuple devra voter sur le sujet. Un article paru hier dans le Temps: | Citation: | Un Islandais sur deux prêt à adhérer à l’UE
Le parlement sera saisi de la question de l’adhésion dans les jours qui viennent. Il reviendra ensuite au peuple de trancher
Un "mal nécessaire". Egill Helgasson, sémillant animateur du show politique le plus populaire d’Islande, se montre peu enthousiaste lorsqu’il s’agit d’Europe, à l’image de nombre de ses concitoyens. Le gouvernement de gauche, issu des législatives du 25 avril et formé dimanche, vient cependant d’annoncer vouloir lancer au plus vite un processus d’adhésion à l’Union européenne. Le parlement, dont la première session débute vendredi prochain, sera saisi dans les jours qui viennent sur l’opportunité d’une ouverture des négociations. «Nous insistons pour qu’une demande d’adhésion soit envoyée à l’UE avant juillet», a déclaré la première ministre sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir.
Les députés sociaux-démocrates, vainqueurs du dernier scrutin, devraient être soutenus par le Parti progressiste et le Mouvement citoyen. Les conservateurs, mis en minorité après dix-huit ans de règne, restent divisés. Quant aux Gauche-Verts, également membres du cabinet, ils n’ont jamais été favorables à une affiliation à l’UE. Au final, le vote europhile devrait l’emporter. «Les deux formations au pouvoir assument leurs divergences sur le sujet, note Urdur Gunnarsdottir, porte-parole du Ministère des affaires étrangères. Si l’Althing (parlement) entre en matière, la décision ultime reviendra au peuple. Un référendum sera organisé dans les deux ou trois prochaines années.»
Un sondage réalisé début mai indique que 61,2% des Islandais sont favorables à une discussion avec Bruxelles. «Les gens veulent voir ce que l’UE peut leur offrir avant de décider de la suite», résume Egill Helgasson. La moitié des sondés se disent prêts à rejoindre le navire européen dès à présent. «La population souhaite retrouver une stabilité monétaire le plus rapidement possible, c’est notre principale motivation», poursuit le commentateur politique. Avec 320’000 âmes et un secteur bancaire hypertrophié, l’île a été touchée plus que tout autre Etat par la crise financière. Les principales banques ont été nationalisées, le chômage atteint désormais 10% et la couronne a perdu la moitié de sa valeur en quelques mois. C’est l’euro, davantage que l’Europe, qui intéresse ainsi le pays en faillite.
«Profondément européen»
«Nous avons déjà adopté la plupart des réglementations européennes et puis nos sociétés sont très similaires, estime Einar Mar Gudmundsson, écrivain. Ce n’est pas un si grand enjeu d’être dedans ou dehors.» Reykjavik appartient déjà à l’Espace économique européen et à Schengen. Beaucoup d’insulaires, cependant, redoutent une perte de leur souveraineté - récemment acquise - ainsi qu’une mainmise de l’UE sur leurs ressources naturelles. «La question de la pêche cristallise toutes les craintes, mais les réticences sont encore variées et nombreuses», admet Urdur Gunnarsdottir.
Interrogé sur le sujet début février, le commissaire européen à l’Elargissement, Olli Rehn, s’était de son côté montré optimiste: «L’Islande est un pays profondément européen et démocratique, qui applique plus des deux tiers de la législation de l’UE. Elle a déjà parcouru 40 km du marathon [ndlr: qui en compte 42,195]. Le dernier kilomètre devrait être plus rapide que pour n’importe quel pays des Balkans.» Les Islandais trancheront.
Copyright Le Temps - Caroline Stevan - 12 mai 2009
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Je ne sais pas ce qu'il faut penser de ça. _________________ Antony n'est pas corpulent, il est moelleux.
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|  | | Eagles Esquimau glacé

Nombre de messages: 22 Localisation: Genève Date d'inscription: 09/02/2008
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Mar 28 Juil 2009 - 2:16 | |
| L'Islande officiellement candidate à l'UE 23.07.2009 11:28 C'est officiel, l'Islande a formellement déposé sa candidature d'adhésion à l'Union européenne jeudi auprès de la présidence suédoise de l'UE, une semaine après le feu vert du parlement. Reykjavik espère obtenir une adhésion européenne d'ici 2012.Le ministre islandais des Affaires étrangères Össur Skarphedinsson a remis la demande islandaise à son homologue suédois Carl Bildt, dont le pays préside l'Union depuis le 1er juillet, lors d'une cérémonie à Stockholm, a constaté un journaliste de l'AFP. Reykjavik avait déposé vendredi via ses ambassadeurs à Stockholm et à Bruxelles sa candidature d'adhésion à l'UE, au lendemain du vote favorable, à une courte majorité, du Parlement islandais. Restait à effectuer le dépôt formel de la candidature. Les Islandais auront la paroleSi l'UE accepte la candidature de l'Islande puis donne son feu vert à l'adhésion, les Islandais devront encore se prononcer par référendum. L'Islande peut déjà compter sur le soutien actif de la Suède, qui préside l'Union européenne depuis le 1er juillet. "Je pense que la candidature islandaise renforcera la dimension nordique de l'Europe", a affirmé Carl Bildt. Devant le Parlement européen mardi, Carl Bildt avait souligné que "l'adhésion de ce pays permettrait à l'UE d'être en contact direct avec la région arctique, importante en matière environnementale comme en termes de nouvelles voies de transport maritime". L'Arctique devient un enjeu pour les ressources naturelles et les voies commerciales avec la fonte des glaces liée au réchauffement. La priorité avant l'ouverture des négociations d'adhésion reste la ratification du Traité de Lisbonne, a néanmoins dit Carl Bildt jeudi, une ratification qui dépend en grande partie du référendum irlandais fixé le 2 octobre. afp/mej Des négociations plus complexes que prévu?L'Islande, membre de l'espace Schengen et de l'espace économique européen, applique déjà près des trois quarts des directives européennes, ce qui devrait accélérer les négociations d'adhésion. Mais le chef de la diplomatie islandaise Össur Skarphedinsson a reconnu que les négociations pourraient être plus compliquées que prévu. "J'ai bien conscience que deux questions difficiles doivent être réglées, avec les pêcheries et l'agriculture". "Beaucoup de gens pensent que ce seront des négociations très rapides. Je ne suis pas si sûr, je pense que ce pourrait être des négociations difficiles", a-t-il dit. "Je pense néanmoins que nous pourrions devenir membres d'ici 3 ans", a-t-il ajouté, confirmant l'objectif de 2012 fixé par la Premier ministre islandaise, Johanna Sigurdardottir. "Je suis convaincu qu'avec l'habileté avec laquelle l'UE a su mettre en oeuvre des arrangements spéciaux, nous trouverons une solution pour les besoins particuliers" de l'Islande, a estimé Össur Skarphedinsson. |
|  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Dim 23 Aoû 2009 - 9:59 | |
| Si référendum il y a, je serai curieuse d’en connaître le résultat. Il semble que depuis la crise, la proportion des Islandais favorables à l’adhésion ait doublé du jour au lendemain, mais qu’on en serait toujours à 50-50. Je ne connais de loin pas tous les enjeux, mais les habitants d’un pays indépendant depuis à peine 65 ans vont-t-ils accepter d’entrer dans une entité telle que l’UE ? Affaiblie par la crise, l’Islande est-elle réellement en position de négocier les conditions de son éventuelle adhésion ? Ça va être très intéressant tout ça. _________________ Antony n'est pas corpulent, il est moelleux.
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|  | | Twilight Poète des neiges

Nombre de messages: 258 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 25/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Mar 25 Aoû 2009 - 18:50 | |
| Si ça facilite les échanges touristiques, je suis pour  Dieu que ce pays me manque  |
|  | | WaT Poète des neiges

Nombre de messages: 263 Age: 38 Localisation: Copenhague Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Sam 29 Aoû 2009 - 20:17 | |
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|  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Lun 5 Oct 2009 - 21:03 | |
| Paru ce jour dans le Temps: | Citation: | La crise islandaise vécue de l’intérieure

Sur un coup de fil, le destin du pays a basculé. Pourtant, lorsqu’il l’a reçu, Árni Matthiesen, ministre des Finances islandais, n’était pas prêt à le prendre. Epuisé par des journées de crise sans fin, il était plongé en pleine réunion lorsque, ce mardi 7 octobre, son homologue britannique Alistair Darling l’appelle. Ce dernier s’inquiète de l’absence de garantie accordée aux clients du Royaume-Uni de Icesave, la banque d’épargne en ligne de Landsbanki, la deuxième banque commerciale d’Islande.
Avec une franchise désarmante, Árni Matthiesen confirme que son gouvernement, aux abois, est en train de lâcher tous les clients, et toutes les affaires étrangères de son secteur bancaire. La suite est connue: Londres active une disposition antiterroriste, ce qui provoque l’effondrement en l’espace d’une semaine seulement de la finance de l’île des geysers.
Ce spectaculaire effondrement, sans pareil dans un pays développé, est la conséquence de la rapide dégradation d’un secteur bancaire boursouflé d’avoir grandi trop vite. C’est l’histoire de cette croissance et de cette chute que raconte l’un de ses témoins clés, l’économiste en chef de la banque Kaupthing.
L’histoire même de cet établissement d’affaires, fondé comme boutique de courtage au début des années 1980 à Reykjavik pour terminer sa course comme l’une des trois grandes banques de l’île nord-atlantique, résume à elle seule cette histoire. Celle d’une brutale transition d’un système ultra-régulé à une libéralisation presque sans limites.
En quelques années, une poignée de quadragénaires ambitieux et sans scrupule partira, au moyen de banques microscopiques, à l’assaut des marchés d’Europe du Nord et des îles Britanniques. Ils bénéficient de la complicité tacite du gouvernement de Reykjavik et de ses autorités de régulation, tous deux dépassés par la rapidité des événements.
Financé par la dette, l’empire de ces jeunes loups résiste en 2006 à l’assaut mené par une cinquantaine de hedge funds. Mais il est emporté par la crise financière de 2007. Les suites de la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, asséneront les coups de grâce.
Le récit fait vivre une Reykjavik en place bancaire improbable, à la fois globale dans ses ambitions et villageoise quant à ses moyens de contrôle, où, en quelques années, la finance mondialisée s’est juxtaposée sans s’intégrer à une société qui lui reste fondamentalement étrangère.
copyright Le Temps - Yves Genier - 05.10.2009
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|  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Mar 27 Oct 2009 - 17:51 | |
| Parfois la crise a du bon ! (?) Je ne savais même pas qu'il y avait cette enseigne là-bas! (Une pensée quand même pour ceux qui vont perdre leur job.) | Citation: | McDonald’s se retire d'Islande
Les restaurants McDonald's vont fermer en Islande. L'île sera l'un des rares pays d'Europe de l'Ouest dépourvus de la célèbre enseigne américaine de restauration rapide, présente sur le sol islandais depuis 1993. «Les raisons de cette décision tiennent au contexte économique difficile et à l'effondrement de la couronne islandaise», a déclaré Jon Gardar Ogmundsson, le propriétaire de Lyst, l'opérateur des deux restaurants McDonald’s de l'île, qui fermeront le 1er novembre. En Islande, McDonald's exige que tout ce qui est servi dans ses restaurants – la viande, les légumes, le fromage, y compris les emballages – soit importé. Jusqu'à présent, les restaurants importaient leurs produits d'Allemagne, mais les coûts ont doublé depuis l'effondrement de la couronne islandaise. En un an et demi, la valeur de l'euro par rapport à la couronne islandaise s'est accrue de 80%. La fermeture ne tient pas au manque de succès de l'enseigne : les restaurants «n'ont jamais été aussi remplis», selon Jon Gardar Ogmundsson. «Mais dans le même temps, les profits n'ont jamais été aussi bas.» L'entrepreneur islandais envisage de donner à ses restaurants une nouvelle enseigne et de se fournir en produits islandais.
(Source AFP) |
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|  | | Malbik Endar Dans l'igloo

Nombre de messages: 57 Age: 38 Localisation: 66°N voir plus si possible Date d'inscription: 11/10/2009
 | Sujet: Re: Crise financière en Islande Mar 27 Oct 2009 - 21:31 | |
| Je ne sais pas si c'est vraiment un bon signe...chacun est libre d'y aller ou d'éviter cette enseigne. Ce qui me choque le plus c'est que la société détenant les droits de Mc Do soit contrainte de se fournir en Allemagne donc de by-passer les productions locales ! Ceci dit, le meilleur hamburger est "home-made"  _________________ ég tala ekki islensku
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|  | | Icy Icy Boss - Admin

Nombre de messages: 1149 Age: 38 Localisation: Neuchâtel Date d'inscription: 23/01/2007
 | |  | | | | Crise financière en Islande | |
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